Hôtel de charme***
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La désirade

"Un merveilleux soir où l'alizé soufflais avec sa plus
exquise douceur"
Pierre Loti

Ô Terre tant désirée

La Désirade... jamais Terre ne fut sans doute tant souhaitée par les conquistadores que cette longue île montagneuse ourlée d'hectares de plages de sable blanc.
En 1493, Christophe Colomb arrive sur cette île après un long et douloureux voyage... Surtout pour ses hommes d'équipage _ Songeons un instant à la résistance qu'il fallait à ces aventuriers, partis comme le dit le poète "pour un rêve héroïque et brutal".
Des jours, des semaines de mer sans rien qui ne se dessine au lointain. Et puis un jour, une île à l'horizon et la vigie de crier "Terre, Terre..."
A cette terre tant espérée et à ce point souhaitée, un nom s'imposait: "la Désirade".
Lorsqu'ils prirent possession, leur déception n'eut sans doute d'égal que les espoirs qu'ils y avaient mis.
Ce long îlot, aride et asséché par un soleil de plomb, s'avérait aussi infécond que désertique. De ce premier épisode de son histoire, il n’a gardé que son nom tant il est vrai qu’il est vrai que ces pauvres matelots, ces capitaines riches d’espérance, pensaient avoir trouvé le paradis terrestre !
Les conquistadores repartirent et l'île désirée retomba pour deux siècles dans un oubli total.
Elle ne pouvait incontestablement réveiller l'appétit de colons avides de plantations; de sorte que ce caillou, bercé à l'Est par la mer des Antilles, à l'Ouest par l'Océan Atlantique, n'avait Finalement pour vocation, comme sa lointaine cousine des terres australes baptisée Nouvelle-Calédonie, que de devenir une terre de déportation... caraïbes, rebelles négres, nobles rejetés...
Deux siècles aprés sa découverte voici qu'une épidémie de lépre touche la Guadeloupe.
Il n'existe aucun autre reméde que de parquer les malades le plus loin possible. La Désirade devint alors une immense crécelle où l'on isolait les hommes malades afin d'éviter aux splendeurs tropicales le terrible spectacle de cette peste noire.
Ce paradis tant désiré par ceux qui l'avaient découvert devint alors l'île maudite, le symbole de l'ostracisme colonialiste, la léproserie vers laquelle on orientait les esclaves révoltés sur qui le pouvoir absolu avait droit de vie et de mort "
Sur l'île, canot renversé couvert de dartres, de loupes, d'érésipèle, les Nègres-ladres manchots ou édentés croisaient des gentilhommes, ou mauvais sujets ou prétendus fous ou atteints du haut-mal, déshérités par leur famille de haute considération de sang ou de fortune à Nantes, Rochefort ou Bordeaux, et traités ici de façon la plus inhumaine, c'est-àdire presque à la façon des Nègres. "
Daniel Maximin
L'Isolé Soleil, 1981 l'île du diable.
La Désirade est historiquement une tache de sang dans l'archipel guadeloupéen.
Pourtant, quelques hommes courageux décidérent de s'expatrier vers cette île maudite et de tenter de lui donner l'essor dont elle avait besoin.
A la fin du XVIIIe siècle, quelques uns de ceux qui n'avaient pas réussi à faire fortune en Guadeloupe, s'installèrent dans la partie Ouest, laissant aux parias l'Est.
L'îIe cessa alors d'être un simple lieu de relégation, et son histoire devint plus conforme au nom que lui avaient donné les conquistadores. 11 km de long et 2 km de large ont provoqué par essence et géogra phiquement, les beaux exemples de "sang-mêlé" qui ont éliminé dans cet îlot, aujourd'hui tout entier livré au calme et à la tranquillité, tous problèmes raciaux.
Ce gros rocher breton bercé de mer tropicale, constitue une originalité dans l'arc antillais qui en fait fout son attrait. Ne comptez pas rencontrer à la Désirade : hôtels de grand luxe, villas de milliardaires ni piscines hollywoodiennes.
Cherchez-y tout au contraire l'authenticité et la chaleur humaine qui ont fait depuis de nombreuses générations la réputation des Antilles françaises.
Desirade
Ici, vous trouverez une population vivant essentiellement de la péche et de quelques cultures; un peu de maïs, cela n'est pas si ordinaire sous les Tropiques, des pois d'angole qui vous dévoileront leur saveur culinaire, mais surtout, des poissons aux couleurs souvent éblouissantes dont vous ne pourrez oublier ni le souvenir visuel ni le goût raffiné.
Vous y apprécierez le mode de vie antillais traditionnel et pourrez, si vous le souhaitez, vous plongez dans cette culture créole qui constitue un pont indestructible entre la vieille Europe et la jeune Amérique. La gentillesse, l'affabilité des habitants feront que l'accueil qui vous y sera aussi réservé, restera très certainement à tout jamais marqué