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Histoire de la Guadeloupe

La civilisation Arawak

Au début de l'ère chrétienne les Arawaks,
Indiens originaires du Venezuela, occupaient
toutes les Antilles.
Peuple pacifique et très évolué, les Arawaks vivaient surtout de la pèche. C'est ainsi que l'on peut retrouver leur trace en Guadeloupe près des rivages, et en particulier près de Trois-Rivières sur le site des Roches Gravées.
Ils pratiquaient également l'agriculture et appréciaient surtout la patate douce. On leur doit le tabac et le hamac. Artistes consommés, ils excellaient dans la poterie, leurs céramiques sont fines et joliment décorées.

Les Indiens Caraïbes

Ce peuple, sans doute trop raffiné et trop pacifique fut exterminé vers 800 après J.C. par d’autre Indiens plus violents et plus grossiers : les Caraïbes. Ils pratiquaient l'antropophagisme de façon rituelle.

Christophe Colomb

Lorsque Christophe Colomb débarqua le 3 novembre 1493 en Guadeloupe, c'est ce peuple de guerriers farouches qu'il dut affronter. C'est lui qui rebaptisa Karukéra du nom de Guadeloupe en l'honneur de Santa Maria de la Guadalupe de Estremadura.
Les 10.000 Caraïbes qui vivaient nus et se peignaient le corps apparurent comme des sauvages aux conquistadores qui s'efforcèrent de se débarrasser de ces habitants encombrants qui leur opposaient une farouche résistance. Minés par la famine et la maladie et lassés de se faire dévorer par les Caraïbes, les premiers colons espagnols abandonnèrent l'île à ses occupants.

La Guadeloupe colonie française

Ce n'est qu'en 1635 avec la venue des Français Liénard de l'Olive et Duplessis d'Ossonville, compagnons de Belain d'Esnambuc, gouverneur de Saint Christophe et fondateur de la Compagnie des lsles de l'Amérique avec l'appui du Cardinal de Richelieu, que la colonisation commença réellement.
La guerre avec les Caraïbes et la fièvre jaune décimèrent rapidement la petite colonie. Duplessis mourut et de l'Olive, aveugle, dut rejoindre Saint Christophe.

L'ère de l'esclavage

La Guadeloupe connut alors une période de troubles intenses jusqu'à la venue du gouverneur Houël, qui fut à l'origine de la traite des Noirs. Ce fut l'ère de seigneurs propriétaires, période de conflits incessants qui dura jusqu'en 1664, date à laquelle l'île fut concédée à la Compagnie des Indes Occidentales.
Après la faillite de la Compagnie, l'administration de l'île finira par passer sous le contrôle direct de la Couronne de France en 1674. C'est vers 1650 que furent introduits les premiers esclaves noirs. En 1642. Louis XIII donna en effet l'autorisation d'aller chercher "le bois d'ébène" en Afrique afin de cultiver la canne à sucre, introduite aux Antilles en 1639 par Trézel. Nombre d'entre eux se révoltèrent en 1656.

L'hégémonie de la Martinique

La Guadeloupe, qui ne pouvait rivaliser avec la Martinique mieux administrée qu'elle, finit par se résoudre à installer son gouvernement à Fort Royal (Fort-de-France). Ainsi, jusqu'à la fin de l'Ancien Régime, la Guadeloupe fut placée sous la dépendance de la Martinique. Ce qui explique l'antagonisme qui subsiste encore parfois de nos jours entre les deux départements. De ce fait, la Guadeloupe fut moins bien fortifiée que la Martinique et les Anglais purent la ravager à plusieurs reprises pendant la guerre de Sept ans 1756 à 1763).

L'occupation anglaise

La Guadeloupe fut finalement occupée par les Anglais de 1759 à 1763 ce qui mit fin jusqu'en 1768 à sa dépendance de la Martinique. Les idées révolutionnaires ayant gagné les petits blancs, les esclaves noirs rejoignirent le mouvement libertaire. Les grands propriétaires ne purent alors garder leurs terres que grâce à l'aide des Anglais qui envahirent une nouvelle fois la Guadeloupe le 20 avril 1794. La Révolution C'est alors que Victor Hugues, nommé par le Comité de Salut public, débarqua le 2 juin à la tète d'une flotte de 1150 hommes. Il s’empare du fort Fleur d'Epée, promulgua le célèbre du 16 pluviôse an II abolissant l'esclavage, et acheva de bouter les Anglais hors de l'île. Les habitations furent placées sous séquestre et les aristocrates qui n'avaient pas réussi à fuir furent guillotinés. Les Noirs furent réquisitionnés pour travailler de nouveau sur les plantations pour le compte de l'Etat.

Le retour de l'esclavage

Le Directoire rappellera Victor Hugues en 1798 et les propriétés séquestrées seront rendues à leurs anciens maîtres. Dés lors s'ouvrit une nouvelle période d'instabilité qui se termina par la mort de Delgrés, qui s'était opposé au général Richepance, envoyé pour rétablir l'esclavage (5 août 1802).

La société du XIXe siècle

Après deux nouvelles occupations anglaises en 1810 et 1815, La Guadeloupe prit en ce début du XIXe siècle son aspect moderne. Les grands propriétaires ayant disparu du fait de la Révolution, les domaines tombèrent aux mains de grandes sociétés étrangères et les petits, et surtout les moyens planteurs, disparurent définitivement en 1848 lors de l'abolition de l'esclavage, faute de main-d'œuvre.

L'abolition de l'esclavage

Victor Schoelcher
C'est grâce au long combat du député Victor Schoelcher que prit fin définitivement le 27 avril 1848 le système esclavagiste. C'est à partir de cette période que le mélange ethnique guadeloupéen acheva de se former. Le besoin de main-d'œuvre dans les champs ci cannes à sucre n'étant pas supprimé pour autan, et les anciens esclaves n'entendant pas continuer, subir en tant que salariés les mêmes conditions de travail qu'auparavant, on dut recruter de nouveaux travailleurs. Il fut donc fait appel â une main d'œuvre composée en majorité d'Indiens.

La nouvelle société guadeloupéenne

Entre 1854 et 1885, 45.000 "Hindous" arrivèrent en Guadeloupe. Certains ne restèrent que cinq an comme le prévoyait leur contrat, d'autres fondèrent une famille et s'intégrèrent â la population tout en gardant leurs traditions religieuses et culturelles. Au cours de la dernière guerre, les Antilles restèrent aux mains du gouvernement de Vichy. Le 15 juillet 1943, la Guadeloupe se ralliait au Comité français de la Libération nationale.
La loi du 19 mars 1946 érigea la Guadeloupe en département français.