Hôtel de charme***
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La population de la Guadeloupe


Elle est composée essentiellement d'une population
noire ou métissée (près de 80% issue des
importations massives d'africains en provenance
des côtes guinéennes pour les besoins de la culture de la canne à sucre pendant les XVIIème et XVIIIème siècles.
Le 4 mars 1848, sous l'impulsion de Victor Schoelcher, la France se décida à mettre fin à la situation intolérable de ces travailleurs forcés et proclama l'abolition de l'esclavage. 87000 guadeloupéens noirs devenaient citoyens français et délaissèrent pour une bonne partie, les très durs travaux des champs.
Afin de pallier la crise de main d'oeuvre qui s'en suivit, les colons de l'époque organisèrent l'immigration de travailleurs libres Hindous, les « coolies », ce qui enrichit la population de l'île d'une nouvelle ethnie.
Depuis, les métissages successifs firent leur oeuvre dans les îles dites, à sucre de sorte qu'il existe actuellement chez les guadeloupéens toutes les nuances de coloration de peau, allant du blanc le plus laiteux, comme chez les " chabins " (cheveux crépus mais blonds, et regard transparent, individus assimilés aux « albinos» chez les européens), au noir le plus profond, mais qu'il ne faut plus qualifier d'africain... les plaies de l'histoire ne sont toujours pas cicatrisées...
Malgré tout, dans les campagnes comme dans les villes, les guadeloupéens entre eux n'hésitent pas à s'appeler" nègre ", "métisse ", "coolie", "chapé coolie", "chabin", etc.

La famille antillaise

Les antillais sont gais, flegmatiques et d'une hospitalité charmante. Prêts à vous aider à condition que vous leur disiez " bonjour " et avec le sourire (ils sont très pointilleux sur ce point). Les ti-moune (enfants) sont beaucoup plus nombreux que les gwan-moune (grands parents). 50% de la population n'a pas 20 ans!
Les enfants en Guadeloupe sont rois. Aimés par tous, famille, amis, voisins, il y a toujours deux bras pour les bercer en cas de grosses larmes !
Un Ti Moun
Dès la rentrée des classes, vous voyez les petits élèves, cartables sur le dos, impeccablement habillés et coiffés. C'est particulièrement notable chez les petites filles qui ont des coiffures très élaborées ornées de rubans chatoyants. même issus de milieux très modestes, l'enfant bénéficie de tous les avantages: rien n'est trop beau pour lui. Ne soyez pas étonné en suivant un cortége de vous rendre compte après l'avoir dépassé que vous suiviez un enterrement, alors que vous pensiez qu'il s'agissait d'un mariage ou d'une communion.
Les cérémonies quelles qu'elles soient ont comme finalité la fête, et qui dit fête dit musique, rhum, danse, avec la famille, les voisins, les amis qui sont là pour vous réchauffer le coeur quoiqu'il arrive!

Les békés

Peu nombreux, ils forment une véritable caste. Les noms des grandes familles tels que Hayot, Audebert, Aubéry, Vivies, etc... se retrouvent sur les façades de la majorité des grandes entreprises de la Guadeloupe et de la Martinique.
Ils contrôlent toujours en grands seigneurs la charpente économique de l'île : la culture et le commerce de la banane, du sucre de canne, du rhum, mais aussi ils ont su diversifier leurs activités de sorte que dans chaque famille on retrouve un responsable d'import export, un concessionnaire automobile (rappelons que la voiture est l'objet de consommation pour lequel les antillais font le plus de folies !), un entrepreneur de travaux publics, une compagnie d'assurance, etc...
Certains se préservent même des incertitudes économiques des Antilles en esquissant à l'étranger les bases d'une éventuelle reconversion: en métropole, bien sûr, mais aussi aux Etats-Unis et au Canada.
Les femmes, pour la plupart, ne travaillent pas. Elles élèvent leurs enfants dans les meilleures conditions mais restent pratiquement cloîtrées chez elles.
Habitués depuis toujours à dominer le pays, les békés ont installé leurs maisons ou leurs, habitations, sur les hauteurs qui surplombent Pointe-à-pitre ou en altitude sur la Basse Terre afin de bénéficier d'un peu plus de fraîcheur, principalement à Vernou ,sur la route des Mamelles.
Ils sont issus des grandes familles colonialistes d'antan et se montrent toujours très paternalistes , envers leurs employés antillais.
Ces derniers les respectent mais aussi les craignent dans un contexte que l'on pourrait qualifier de relation historique.

Les Blancs Matignon

Un mystère entoure ce qu'on appelle couramment l'énigme des « Blancs Matignon ». Trois cents paysans à la peau claire et aux cheveux blonds vivent en effet dans leurs cases de misère, Qui sont-ils ? Rejetés par les blancs autant que par les noirs, ils vivent en autarcie complète, farouchement ,recroquevillés sur un passé qui leur donne le courage qu'il faut pour envisager l'avenir, sans se mélanger jamais à d'autres ethnies comme ils le font depuis près de deux siècles.
Malgré les méfaits de la consanguinité (on s'en doute), ils vivent, perdus dans les Grands Fonds du Moule. Leur origine serait aristocratique, malgré quelques patronymes roturiers comme Boucher, Bourgeois, Romade ou Berlet, le plus grand nombre se nomme Matignon et serait apparenté aux comtes de Matignon (princes de Monaco).
Ils auraient été envoyés en Guadeloupe pour raisons familiales et y seraient restés cachés pour échapper au massacre de la révolution coïncidant avec l'apparition du terrible Victor Hugues dont nous avons évoqué la personnalité dans le chapitre :" histoire ".
Les Blancs-Matignon réfugiés dans les Grands Fonds, défrichèrent les terres et achetèrent quelques esclaves.
Avec l'abolition de l'esclavage en 1848, se resserrant sur eux-mêmes, ruinés, ils entreprirent de subvenir, sans aide, à leurs propres besoins. C'est une question dont tout le monde parle en Guadeloupe mais dont personne ne se préoccupe réellement..